MOT D’ORDRE

UNAH a pour mot d’ordre: coordonner les activités des partenaires locaux afin de faire bénéficier aux enfants vulnérables, un accompagnement adéquat et global. L’âge de ces enfants varie entre 0 et 18 ans.

L’Est de l’Afrique est concerné par ces actions de par son histoire liée aux conflits armés des 3 dernières décennies.

Nos antennes relais sont situées en Ouganda, au Burundi, au Rwanda et en République Démocratique du Congo.

Depuis 2016, le territoire sur lequel l’association concentre son action correspond aux territoires situés à l’est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit du Sud et du Nord Kivu, provinces qui ont été bouleversées par les actes de viols et de violences sexuelles en période de conflits armés, sur les femmes et les enfants.

Quand nous parlons du « victime du viol ou de la violence sexuelle », nous désignons tout enfant qui, d’une manière ou d’une autre a été atteint de près ou de loin par les conséquences de ces actes. Cette notion appelle celles de la victime directe, et de la victime indirecte.

Ces actes induisent des lourdes conséquences sur ces enfants ainsi que sur leur entourage.

La 1ère conséquence du viol/de la violence sexuelle est le rejet social et l’abandon de la victime par sa famille. Le viol reste aujourd’hui encore un sujet tabou pour beaucoup de régions qui malheureusement se fient aux pratiques traditionnelles, religieuses et sociales rétrogrades ne favorisant pas la résilience de la victime. Cette conséquence peut en appeler à une autre plus virulente: le cycle victime-bourreau-victime. Le risque énorme est celui de voir la transformation de la victime en bourreau, perpétrant plus que les actes qu’il a subit: c’est le cas des enfants soldats, des enfants violés-violeurs, des délinquants-criminels qui se vengent à leur tour sur la société des actes subit, dont les blessures sont restées béantes et douloureuses. Et même, transformés en bourreaux, ces enfants sont victimes de leurs actes. Voir témoignage.

Notre mission est de former les professionnels, les communautés rurales et urbaines, les familles, les associations qui sont proches de ces enfants afin de faciliter non seulement la résilience de l’enfant, mais aussi celle de la communauté, traumatisée par ces actes ignobles.

Chaque année, nous nous efforçons à rencontrer nos partenaires internationaux afin de lier au son de cloche, une réponse adéquate et nécessaire.